Moure de Gache

Nous étions 11 participants au rendez-vous de 9 heures pour cette randonnée assez facile et près de chez nous (10,5 km, 400 mètres de dénivelé, 4 heures de marche).

Nous prenons la route vers Sisteron que nous longeons rive gauche de la Durance pour ensuite emprunter la petite route qui monte vers Saint-Geniez. Arrivé dans le défilé de la Pierre Ecrite, la neige apparaît dans le paysage et même sur la route. Nous garons les voitures 500 mètres après l'inscription latine au lieu-dit La Baleine (1 000 m d'altitude) car la montée qui part de la Pierre Ecrite est non seulement raide et accidentée mais, en cette période, couverte de glace vive. 

Nous prenons la piste qui monte régulièrement en direction de la crête. La neige est fraîche et pas très épaisse, c'est même plutôt agréable de cheminer ainsi. Le temps, bien qu'un peu nuageux, est clair et calme. Après avoir franchi quelques petits gués et dépassé le lieu-dit Le Lapiaz, nous prenons un chemin sur la droite. Dans cette zone ravagé il y a bien longtemps subsistent de ci de là quelques vieux restes de gros chênes au milieu d'une jeune forêt. La crête est proche mais l'incontournable pause banane est réclamée. Elle a lieu devant un magnifique paysage de montagnes enneigées dont le Blayeul au loin vers le Sud. C'est encore plus beau une fois sur la crête du Mourre de Gache ! Vers le Nord, le pic de Bure, le massif des Ecrins sont visibles malgré de forts nuages. Nous cheminons au bout de la crête, à 1 340 mètres d'altitude. La falaise est impressionnante, un gros morceau semble vouloir se détacher à tout moment pour tomber dans la vallée du Sasse.

Le pique-nique est pris un peu en contrebas dans l'adret sur une zone de lapiaz d'où la neige a déjà fondu. Après un peu de descente en pleine nature et la traversée d'un petit vallon où la neige s'est accumulée, nous retrouvons la forêt et le chemin du retour qui passe à proximité de yourtes. Nous rencontrons à nouveau la jeune femme que l'on avait aperçue au départ. Elle est de passage dans une des yourtes et nous indique une source située un peu plus bas en nous mettant en garde contre toute tentative de la polluer. Nous n'avons pas besoin  de ce genre de conseil, d'autant plus qu'il nous reste du vin et de la gnôle qu'elle accepte d'ailleurs avec plaisir. 

Encore un peu de marche aisée et nous retrouvons les voitures. Le verre de l'amitié sera bu au supermarché de Pépin.