Au bord du lac d’Esparron

« Quel joli temps… » La chanson de Barbara venait aux lèvres en ce matin du troisième mardi de février. Oui vraiment quel joli temps pour aller se promener. L’air était léger et la lumière du midi ressemblait à la description que Van Gogh en faisait dans ses lettres à son frère.

Treize randonneurs avaient répondu présent pour aller parcourir une partie des rives du Lac d’Esparron. Départ Cruis-Saint Etienne – Manosque et enfin Gréoux. « Il suffit de passer le pont.. » comme chantait Brassens et de prendre à gauche la route de la plage de Saint-Julien. C’est aussi le chemin de la chapelle de Notre-Dame des Œufs. Le pèlerinage est le 25 mars, pour les dames il faut y monter avec un œuf dans chaque main, en gober un et laisser l’autre sur place. Nous délaissons la chapelle, nous avons oublié de prendre des œufs et la fécondité ne fait plus partie de nos soucis.

Nous nous garons sur le parking désert de la plage de Saint-Julien. Rien à voir avec l’agitation qui y règne en été. Nous partons vers l’est en empruntant le sentier qui longe les berges du lac. Le Verdon mérite bien son nom, l’eau est couleur d’émeraude. Sur l’autre rive se dessine le village d’Esparron et la massive tour de son château.

Nous souhaitons déjeuner au bord du lac avant de le quitter mais il y a une maison et apparemment c’est privé… Renseignements pris, nous pouvons piqueniquer les pieds dans l’eau, cette maison qui servait autrefois à l’entretien du canal est devenue un lieu de vacances pour les salariés de l’entreprise. Il serait tentant d’emprunter un canoë pour aller faire un tour sur ces eaux cristallines mais nous sommes par nature respectueux et nous reprenons sagement le chemin du retour par la colline.

« Là il devrait y avoir un chemin… » Oui mais il n’y en a pas ! «  Iphigénie dit qu’on est pile poil dessus. » Nous décidons de faire confiance à Iphigénie et nous nous enfonçons hors sentier dans le bois. Séquence Indiana Jones chez les Bas-Alpins ou selon vos inclinaisons Koh lanta dans les gorges du Verdon. Tout va bien nous arrivons exactement là ou nous voulions. Nous entendons un « j’ai failli avoir peur » qui nous fait penser qu’il serait bon d’inscrire un moment « course d’orientation » dans toutes nos randonnées.

Nous reprenons la charmante petite route pour Gréoux où nous terminons l’aventure au premier café ouvert.