Roche Amère

Ce mardi 26 janvier nous partons escalader la Roche Amère, qui se dresse en face de Volx, quoique sur la commune de Villeneuve.

L'origine du nom n'est pas vraiment connue. Les historiens notent une référence à l'amertume au haut moyen âge, Rocca Amaritudinus. Certains citent une bataille perdue entre romains et Ambrons.

Mais aussi il faut penser qu'amer peut être pris au sens de pénible. Et puis se mettre à la place d'un habitant ou d'une habitante du village qui s'est dressé jusque vers 1440 en haut du roc. Et s'imaginer remonter au village une fois les activités agricoles terminées, les champs étaient bien sûr au pied du roc. On serait facilement amer à leur place !

En tout cas, au pied du roc qui se dresse, la petite équipe (de 14 GM) est guillerette sous le beau soleil. Nous laissons des autos non loin de l'Écomusée de l'Olivier, et empruntons la piste cyclable pour traverser la route départementale. Le Largue est franchi sur un joli pont de bois, une construction qui évoque les ponts couverts du Vermont.

Nous tournons le dos à Roche Amère et suivons la route jusqu'à la traversée du Canal de Manosque. Le Canal passe en siphon sous la route et sous le Largue. Le circuit du jour vire vers le nord et grimpe la colline de Saint-Jean. Une micro-centrale de production électrique a été installée pour utiliser le dénivelé du Canal, c'est dire si la montée qui nous fait face est rude. Il faut arracher des ouvrages notre ami JB, intéressé au plus haut point.

La végétation de l'adret cette colline Saint-Jean est inhabituelle pour les piémontais de Lure, marquée par la chaleur. Entre autres curiosités on y rencontre le Chêne kermès et le Chèvrefeuille des Baléares.

Une fois la colline de Saint-Jean franchie, nous virons vers l'ouest pour gagner le pied de Roche Amère. Le chemin traverse les dernières villas de Villeneuve et quelques olivettes. La dernière montée est expédié à bonne allure par la troupe de chamois, avec à peine un arrêt à la chapelle Notre Dame, tant nous sommes impatients de découvrir les panoramas. Et ils sont somptueux.

Nous sommes au sommet à la bonne heure pour déjeuner. Après un temps obligé pour un tour d'horizon admiratif, les sacs sont déballés sur les sièges offerts par les ruines du château.

Le retour se fait par le Ravin de l'Achanal. La troupe s'étire le long de la large piste qui traverse les champs de Font Rouvier, puis tournicote dans la pinède d'ubac. Nous avons le plaisir d'y croiser les amis de l'association Randonner en Haute Provence.

Et voilà, les autos sont là sur le parking, celles que nous avions, malins, laissé ce matin. Une navette rapide pour récupérer celles qui sont à l'Écomusée, et puis ce sont les au-revoir, et à mardi prochain.

Ce sera une balade proche entre Forcalquier et Fontienne, « le Tour des Truques ». Rendez-vous 9 h à Cruis, et 9 h 15 à Saint Étienne."