Promenade en Queyras

Le temps est plus que maussade, pluie fine, brouillard qui traîne sur les hauteurs, pas d’amélioration prévue… Après concertation entre les deux gîtes, le programme de ce jour (col de Bramousse à 2 225 m, continuation possible au col Fromage à 2 300 m par la crête des Chambrettes), est abandonné au profit d’une virée dans les villages du Queyras. Il paraît que des soupirs de soulagement auraient été entendus au sein du groupe…

Nous prenons donc la route pour rejoindre la vallée du Guil et remonter, avant Guillestre, sur Château-Queyras. Après avoir négocié un prix de groupe au gardien des lieux particulièrement pittoresque, nous visitons la forteresse aménagée par Vauban à partir d’un ancien château-fort du 13e siècle bâti sur un piton rocheux barrant la vallée du Guil. Des geôles qui auraient enfermé des « sorcières » au sommet du donjon, en passant par des salles qui retracent la deuxième guerre mondiale et d’autres destinées à l’édification du citoyen par des panneaux d’instruction civique, nous prenons le temps d’une visite très intéressante que le gardien conclut par une démonstration du pont-levis toujours opérationnel.

Nous reprenons la route pour niquer-niquer un peu plus loin dans un coin tranquille au bord du Guil, un peu avant Aiguille, avant de repartir visiter Saint-Véran, le plus haut village d’Europe à 2 240 mètres d’altitude. En route et avant Mollines-en-Queyras, nous apercevons une magnifique « Demoiselle Coiffée », curiosité géologique relativement fréquente dans la région.

Saint-Véran, avec seulement 220 habitants à l’année, est un village très touristique. Les parkings à l’entrée sont payants et la circulation à l’intérieur réservée aux résidents. Autrefois refuge des protestants, il est aujourd’hui prisé pour ses maisons traditionnelles en bois conservées plus ou moins en l’état quand les hommes et les bêtes cohabitaient dans la même pièce et que le foin séchait au-dessus dans la grange. On y trouve aussi de nombreux cadrans solaires et plusieurs croix de mission caractéristiques. Elles étaient dressées à chaque passage d'un missionnaire venant apporter la bonne parole aux paroissiens et portent les symboles de la passion du Christ. Nous faisons tout le tour du village, parfois sous quelques gouttes de pluie, sans oublier de nous arrêter boire un verre.

 Sur la route du retour, nous faisons une halte à la maison du terroir et à la fromagerie de Ville-Vielle pour quelques emplettes de produits locaux.

 De retour à Ceillac, nous nous retrouvons tous au gîte « Le Petit Chalet » pour le repas du soir. Très chaleureusement, les gérants, Bruno et Séverine, nous prolonge la soirée en nous organisant une surboum sur la terrasse. Tout y passe : rock n’roll, twist, madison, disco et l’incontournable « chenille » ! Une randonneuse du groupe offre le genépi. Bruno, de son côté, nous propose sa collection de digestifs dont un alcool bizarre mais buvable dans lequel est plongé un petit cobra cou déployé (ça nous rappelle quelque scène de film…).