Grotte Saint-Vincent et Grande Aiguille

Nous sommes 16 au rendez-vous de Cruis à 8 heures 30 pour faire cette randonnée du côté de Mélan, assez facile (420 m de dénivelé pour moins de 10 km), par une belle journée, la dernière de l’été. Nous covoiturons à 5 voitures pour rejoindre le col de Font Belle (1304 m d’altitude) après avoir obliqué à gauche avant le village de Mallemoisson et remonté toute la vallée des Duyes et laissé le charmant village de Thoard sur notre droite. Sous la fameuse crête de Géruen, le col de Font Belle est un coin de forêt particulièrement agréable et aménagé pour les randonneurs : maison forestière, source, tables-bancs, parking où nous laissons nos voitures.

Le chemin part de l’autre côté de la D3 vers le Nord-Ouest. C’est d’abord une belle piste forestière, en montée douce, qui nous mène rapidement à la dalle aux ammonites. Rien de spectaculaire et rien à voir avec la grande dalle aux ammonites à la sortie de Digne. Sous un châssis vitré, on distingue à peine quelques modestes fossiles parmi la végétation. La piste continue puis nous la quittons, un panneau nous indiquant sur la gauche un chemin plus étroit et pentu pour monter à la grotte Saint-Vincent. C’est une grande cavité dotée à l’entrée d’une plateforme grillagé. Nos quelques lampes électriques ou téléphones portables ont du mal à percer l’obscurité qui règne au fond. Mal équipé, nous renonçons à l’explorer d’autant plus que le panneau explicatif ne signale pas d’intérêts particuliers hormis quelques stalagmites et une sombre histoire (c’est la cas de le dire) au cours de laquelle Saint-Vincent, venu prié par là, résista au diable et l’aurait alors changé en serpent de pierre...

Nous poursuivons donc en direction du Sud-Est sur la crête plantée de mélèzes, appelée ici Montagne de Mélan, où la pente se fait plus forte et le terrain davantage accidenté, mais le paysage est très ouvert sur la crête de Vaumuse, la vallée de la Durance, Lure. Nous atteignons enfin le sommet, la Grande Aiguille à 1708 mètres d’altitude. Le paysage y est encore plus dégagé puisque nous avons devant nous la vallée de Thoard et celle de la Bléone, le Cousson, la Barre des Dourbes et le pic de Couar, les Monges, etc. C’est là que nous pique-niquons.

Après un bon bain de soleil, c’est la descente parmi quelques cerisiers et de nombreux sorbiers des oiseleurs ornés de multitudes de petites grappes de baies rouges. Le sentier est agréable, traversant le lieu-dit « Pra Montant »  en faisant de larges lacets en sous-bois pour terminer au col de Font Belle où nous retrouvons les voitures.

Nous allons boire le verre de l’amitié à Thoard, village de 800 habitants réputé pour sa charcuterie. Les joueurs de boules et leurs spectateurs nous saluent gentiment et, chose extraordinaire, nous avons le choix entre pas moins de trois bistrots ouverts !

Prochaine randonnée : les gorges de Saint-Pierre du côté du Haut-Verdon.